Les origines du patronyme Labelle

 

L'on croit que le patronyme Labelle provient de la Gascogne, une région située en France entre la Garonne et les Pyrénées. Pendant la domination romaine, du Ier siècle avant J.-C., la région fut gouvernée par l'Aquitaine. En 418 après J.-C., les Wisigoths envahirent la région. Après la conquète par les Francs, la Gascogne fut érigée en duché et fut réunie au duché d'Aquitaine. Le nom de famille Labelle fut retrouvé en Gascogne, où la famille fut anciennement domiciliée en honneur de la seigneurie de De Labels, un village des Basses-Pyrénées dans l'arrondissement de Mauléon

A travers les âges, la plupart des patronymes subirent des changements d'ortographes pour différentes raisons. Un fils avait le droit de ne pas écrire son nom de la même manière que son père. Un grand nombre de changements d'ortographe était des erreurs simples faites par un scribe, un prêtre ou un recenseur, lorsqu'une personne articulait son nom. Les noms subirent l'ajout des préfixes et des suffixes ou bien des suppressions à travers les siècles. Il y a donc plusieurs variations du nom de famille Labelle comme Lebel, LeBel, LaBelle, Belle, Bell, Labelle, Label, LaBell, LaBel, La Belle, LeBaile, LaBaile, Lebaile, Labaile, tous de même origine.

En 1154, la Gascogne fit partie des biens d'Aliénor d'Aquitaine et passa sous la domination anglaise lorsqu'Aliénor épousa le roi Henry II Plantagenêt d'Angleterre. En 1259, la région fut confirmée comme appartenant à l'Angleterre par Louis IX mais elle revint ensuite à la France.

Le nom de famille Labelle fut retrouvé en Gascogne, où la famille y était établie. Par le XIIIe siècle, la famille déménagea à la côte du nord de la France et les enregistrements du Moyen-Age montrent qu'elle acquit des propriétés en Normandie où la famille était établie à Hommet. En Bretagne, la famille s'installa à Aulnays, à Clartière, à Kersimon et à Belle-Isle. Elle était aussi établie à Boissière en Picardie. Philippe LeBel était seigneur de Montvinet en Bourgogne en 1650. Parmi les membres notables de cette famille à l'époque, il y avait les ducs de Belle-Isle.

Au commencement du XVIe siècle, la culture française devint un modèle pour toute l'Europe. L'exploration du Nouveau-Monde était un but prestigieux et profitable pour tous les pays européens. En suivant, du nord au sud, la côte de l'est de l'Amérique du Nord, on trouve les colonies de la Nouvelle-France, la Nouvelle-Hollande, la Nouvelle-Angleterre et la Nouvelle-Espagne. Jacques Cartier fit le premier de ses trois voyages en Nouvelle-France en 1534. Les Jésuites, Samuel de Champlain et les missionnaires le suivirent en 1608. Les plans pour le développement de Québec n'atteignirent pas les objectifs de la Compagnie de la Nouvelle-France qui plus tard devint la Compagnie des Habitants. Samuel de Champlain fit plus de vingt voyages en France afin d'encourager l'immigration en Nouvelle-France. En 1617, Champlain amena en Nouvelle-France le premier immigrant authentique, Louis Hébert, un pharmacien pâtissier, et sa famille.

En 1643, cent neuf ans après le premier débarquement de Cartier, environ trois cents personnes vivaient au Québec et vingt ans plus tard la population atteignit cinq cents personnes. La France accorda finalement des primes de terre à deux mille immigrants pendant la décennie suivante. En Nouvelle-France, on encourageait les jeunes à se marier dès l'âge de dix-huit ans. Le commerce des fourrures se développa et attira des colons de la France, tant nobles que roturiers. Quinze mille explorateurs partirent de Montréal à la fin des XVIIe et XVIIIe siècles.

La recherche d'un passage au nord-ouest continua. L'immigration de la France vers la Nouvelle-France, au Québec, persista jusqu'à ce que le Québec soit conquis en 1759. En 1765, il y avait sept mille français au Québec. Dans la même année, la présence acadienne-française en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard augmenta à cinq cents personnes. Par le traité d'Utrecht, la France céda l'Acadie à la Grance-Bretagne en 1713. En 1755, dix mille Acadiens français refusèrent de prêter serment d'allégeance à l'Angleterre et par conséquent furent déportés. Ils se réfugièrent en Louisiane. Dans l'intervalle, la race française prospéra au Québec et fonda le Bas-Canada.

Parmi les colons d'Amérique du Nord du nom de Labelle, l'on trouve Guillaume LABELLE, venu du Calvados en Normandie, qui s'établit au Québec et qui épousa Anne Charbonneau à Montréal en 1671. Il fut l'ancêtre direct du Curé Labelle, D'Albani Emma Lajeunesse, du Juge Routhier et ancêtre du Frère André et de Sir P.L.D.E. Leblanc. On retrouve aussi Nicolas LEBEL qui arrivait au Québec de Normandie en 1657; Pierre LEBEL qui arrivait au Québec d'Ile-de-France en 1724 et William LABELLE qui arrivait à l'état de New-York en 1775, il était un réfugié acadien.



Sources

234 -  "L'Histoire ancienne du nom de famille distingué Labelle", La Maison des Noms, Parchemin, Gestion Jean Fortier Ltée., Laval, 1 août 2001, Imprimé & fichiers, OrigineLabelle.pdf & OrigineLabelleAll.pdf, www.maisondesnoms.com, (3 Août 2001), Daniel Labelle (Lettre) , <2>.
329 -  "The Ancient History of the Distinguished Surname Labelle", The Hall of Names Inc., 1994, Imprimé et fichier PDF, OrigineLabelleEN.pdf, traceit.com, (4 Déc 2001), Daniel Labelle (Lettre) , <3>.


Dernière mise à jour: 2 Juin 2014
 


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